FASHION ON SCREEN: Confessions of a Teenage Drama Queen (2004)

28/03/2019

On dit que l’inspiration est partout, et rien ne pourrait être plus vrai. Des tenues qui défilent sur les catwalks, aux looks qu’on retrouve dans la rue, tout n’est qu’un énorme brassage d’époques et de cultures observées, décomposées, réinventées. La mode est aussi bien souvent le reflet d’une société, à un moment donné et un endroit précis, comme le prouvent beaucoup de courants et sous-cultures. Il y a un domaine phare dans lequel on peut retrouver tous ces différents univers: le cinéma. Nombreux sont les films et séries qui sont à l’origine de tendances et effets de mode, et ils restent encore aujourd’hui une source inépuisable d’inspiration.

 

On se retrouve aujourd'hui pour un nouvel article de la rubrique FASHION ON SCREEN, qui (re)visionne, analyse et décrypte pour vous l’esthétique de films, d’hier et d’aujourd’hui, et livre une sélection lifestyle de pièces phares à adopter pour se plonger dans leur monde.

 

 Après des premiers articles dans une ambiance super eighties, on va aujourd'hui faire un petit flashback plein de kitsch et de plaisir coupable assumé, et se plonger dans une esthétique du début des.... années 2000! Et oui, même cette période dans la mode dont on disait "plus jamais ça!" a su faire son retour, en suivant de près le grand comeback des nineties. Étant née dans les années 90, j'avais l'âge que je trouve idéal pour apprécier ses petites perles de kitsch qu'étaient les films d'ados américains. On a tous eu des cool girls qui nous faisaient rêver autour de nos 10, 12, 14 ans, et j'avoue sans gêne (mais avec une pointe de rire) que les miennes étaient Lindsay Lohan, Hilary Duff et les mythiques jumelles Olsen. Je ne sais pas si comme moi, vous avez parfois des périodes comme ça, où ça vous prend de vous replonger dans des ambiances de votre adolescence, des ambiances que vous trouviez trop stylées jadis, et qui aujourd'hui vous font passer un bon moment de guilty pleasure. Personnellement, un peu de frivolités de temps en temps, des looks qui partent dans tous les sens, et des teenage dramas, ça fait du bien au moral !

 

Ça tombe bien, parce que c'est exactement ce que j'ai fait il a quelques temps, avec un de mes films préférés du genre et qui répond à tous les critères requis pour un bon film d'ado: Confessions of a Teenage Drama Queen (ou "Journal Intime d'une Future Star", en français).

 

 

Bon. Je vous explique déjà un peu le topo: ce film, je l'ai vu et revu un nombre incalculable de fois ! Pour la fan de mode en devenir que j'étais, ce film était le comble du COOL. L'histoire d'une fille qui a du caractère et une personnalité bien assumée, qui s'auto-nomme Lola ( prénom que j'adorais depuis toujours, en témoigne my lovely cat d'enfance que j'avais prénommé de la sorte ), qui chante et rêve de devenir une star ( j'ai été enfant à l'époque de la Star Academy, et je faisais du chant, donc ÉVIDEMMENT que mon rêve dans la vie était de devenir chanteuse). Pour ne rien gâcher, elle habite à New-York ! (On a d'ailleurs droit à un générique digne de ce nom avec l'Empire State Building en fond). Malheureusement pour Lola, sa famille la force à déménager dans ce qu'elle considère le trou le plus perdu: dans le New Jersey. Le film a commencé depuis 10 minutes à peine, que Lindsay Lohan nous régale déjà de la pure scène cliché de l'adolescente incomprise, à grands renforts de yeux levés au ciel, LA BASE.

 

Mais surtout, ce que j'adorais dans ce film, c'était son esthétique. Que ce soit sa chambre, ou son journal de vie idéale rempli de collages et dessins, tout m'inspirait ! Ça m'amuse de voir que 15 ans après la sortie de ce film, malgré un recul évident, j'arrive toujours à apprécier cette esthétique typique du début des années 2000 et j'arrive même à trouver "cools" des looks qui pourraient clairement être catalogués comme des tenues de la honte. Madeleine de Proust, peut-être? Le fait que la mode soit un éternel recommencement aide un peu aussi. En tout cas, si vous êtes comme moi, à toujours aimer cette mode complètement improbable, mais ô combien fun (tout était permis, on dirait), alors la suite risque de vous plaire!

 

 

 

Même encore aujourd'hui, le personnage de Lola incarne une idée qui me plaît beaucoup: le fait que la mode soit un jeu. Je n'ai jamais vu dans un film, un personnage aux nombreux looks aussi radicalement différents, mais c'est ça que j'adore ! Lola, elle n'a peur de rien. Elle assume sa personnalité, mieux, elle revendique sa différence. Pour moi, je trouve que la mode est le moyen parfait d'exprimer les différentes facettes de notre personnalité, et notre humeur du jour. Il y a des jours où l'on se sent super conquérant(e), powerful, bien dans ses baskets, et des jours où l'on a envie de plus de discrétion, d'un cocon protecteur. Nos humeurs sont changeantes, alors il me paraît évident que notre look ne soit pas figé non plus. S'habiller comme on le veut, parce que ça nous fait nous sentir bien, ou parce qu'on trouve ça fun, c'est ça, la vraie liberté ! Et je trouve que Lola l'incarne parfaitement. Il n'y a qu'à voir son look de premier jour d'école, ci-dessous.   

 

 

 

 

Aaaah, que serait un article sur les années 2000, sans un bon look militaire avec son mythique pantalon cargo ? Ce que j'aime avec cette rubrique, c'est imaginer comment adapter une esthétique précise et la rendre cohérente dans la mode actuelle. Et franchement, je verrais parfaitement une millenial de 16/17 ans porter ce pantalon beige aux poches utilitaires et surpiqûres contrastées, avec un tee-shirt rock trouvé en friperie, une banane zippée orange ou un sac en fausse fourrure. Bon et la coolitude de ce bike chopper 70's, on en parle?! 

 

 

 

 

Avouons-le, ce ne serait pas non plus un film d'ado à l'américaine qui se respecte, sans ses deux ennemies pour se crêper un lissage brésilien parfait ( mais qui après une humiliation publique, et dans l'infinie bonté de la protagoniste, se réconcilient quand même, parce que bon, aux USA, on aime les méchants qui ont un bon fond ). Megan Fox tient à merveille le rôle de la pétasse friquée qui veut régner sur toute l'école et dont le visage grimace dès qu'elle n'obtient pas ce qu'elle veut.

 

 

 

 

Les looks extravagants de Lola se multiplient, et ses moments de drama queen typique d'une ado, aussi. Entre la séparation de son groupe préféré, l'interdiction parentale d'aller à leur dernier concert, c'est pas facile tous les jours. Et il faut bien user de stratagèmes (tristesse profonde et tragique, un semblant de grève de la faim, etc) pour espérer s'en sortir !

 

 

 

 

"BON ET LES GARÇONS DANS TOUT CA??" Bah, à part son obsession pour le chanteur de son groupe préféré (je cite: "le plus grand poète que le monde ai connu depuis Shakespeare", rien que ça), la romance n'est pas omniprésente, et c'est pas plus mal ! Bon, on a quand même droit au pote gentil, dévoué, et mignon pour ne rien gâcher, qui se révèle à la fin comme la perle qui était là sous ses yeux, depuis le début. Aaaaaaw... (soupir de mignonnerie). Bon, en plus il a une vieille voiture qui en jette, du coup on opte pour un bon look de cowboy à la sauce années 2000, ce qui nous délivre une jolie scène mi-romantique, mi-badass ! 

 

 

 

Je n'ai pas croisé beaucoup d'ados dans ma vie qui adopteraient un look 60's jusqu'au bout du brushing, robe dans les tons poudrés et voile à plumes compris, mais c'est bien ça la magie du cinéma, non?  Et qu'est-ce que c'est bon de ne pas se poser de questions, et de juste: embrace the kitsch ! C'est avec cette mentalité qu'il faut visionner le film, et surtout la fin: parce que ça en envoie, du rêve et des paillettes de star! 

 

 

J'espère que ce trip joyeusement régressif et coloré vous aura plus. Est-ce que ce film faisait partie de votre sélection d'adolescent(e)? Et.... puisqu'on est entre nous, c'est quoi le film le plus kitsch que vous adorez toujours ? Dites-moi tout, la honte c'est une perte de temps. ; )

 

 

Don't forget to have FUN,

 

Anaïs.

 

 

 

 

 

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