ARCHIVES Anaïs Abrams - Trench Coat FW 15-16

20/03/2019

 

Après le premier épisode d'une nouvelle catégorie d'articles (voir ici ), on se retrouve pour un deuxième plongeon dans les archives de mes travaux d'études et de mes premières mini-collections. Dans le but de faire découvrir un peu plus les procédés derrière chaque création, et mon univers: d'où il part et comment il a évolué au fil des années. Un peu de contexte: après une expérience de fou lors de mon Erasmus de 5 mois à Madrid* en fin de deuxième année, j'entre à présent dans la troisième et dernière année de mon BAC de Stylisme-Modélisme. Cette année sera rythmée par deux évènements majeurs: un stage de 4 mois en entreprise, et notre collection de fin d'année. Celle-ci sera l'objet d'un prochain article.

 

Aujourd'hui, je voulais vous parler du stage que j'ai pu faire chez Filles à Papa: cette marque liégeoise qui se considère comme une marque instinctive et spontanée. Créés pour des jeunes femmes naturelles et pleines d'assurance, les vêtements sont conçus pour des filles rebelles, espiègles et libérées. Elles puisent leur inspiration dans la culture Punk et Rock’n’roll. Leurs collections fortes et aux looks affirmés, naviguent entre la tenue de sport américaine et le chic à l'européenne.

 

 

À la suite de ce stage devait être réalisée une première création importante: la revisite d'un grand classique de la mode, le TRENCH COAT.  Après l'avoir analysé sous toutes ses coutures (voir premier moodboard plus haut), nous devions concevoir un trench revisité avec notre esthétique personnelle, ainsi que celle de la marque de notre endroit de stage. Comme si c'était le fruit d'une collaboration éventuelle. Déjà une fan des coupes oversize, j'ai donné à mon trench des lignes arrondies, associées à pas mal de détails: poches utilitaires, accessoires métalliques au look industriel.

 

Voilà le lookbook qui est né après ces nombreux mois de travail:

 

 

 

 

Une pièce qui pouvait se porter droite, ouverte, ou cintrée à la taille. Un col inspiré du perfecto en cuir, avec son zip et ses pressions métalliques. De nombreuses poches zippées, et puis des sequins réversibles (matière fétiche de Filles à Papa) sous le bavolet dans le dos, qui se révèlent en fonction des mouvements.

 

 

 

J'ai toujours adoré les mousquetons, cet accessoire brut, utilitaire, qu'on n'avait pas l'habitude de voir dans les vêtements. On le retrouve sur la ceinture, pour en ajuster la taille en l'accrochant sur une boucle plus ou moins loin. On retrouve ce même système sur le bas des manches.

 

 

 

 

 

 

 

 

Même si c'était à une époque qui me paraît être une autre vie, je suis heureuse de revoir mes planches d'inspiration, mes créations et de ne pas les trouver démodées. Dans la démarche que j'ai aujourd'hui, il m'est de plus en plus essentiel de créer des choses qui ont du sens, et qui ne le perdent pas 6 mois plus tard. Je vous en dirai bientôt plus à ce sujet, sur cette nouvelle voie que j'ai choisi de prendre. J'espère que cette petite invitation dans mes archives vous aura intriguée, et que ça vous a plu.

 

Don't forget to dream & to have fun,

 

Anaïs.

 

 

* Pour la petite anecdote, lorsque j'étais en Erasmus à Madrid, dans l'école ESNE, nous avions du tracer les patrons d'un trench assez basique, pour ensuite le réaliser en cours de couture. N'ayant pas eu de cours de couture à mon école à Bruxelles, mon niveau n'était vraiment pas au point par rapport aux autres. Disons que le résultat de ce premier trench ne fut pas très ... concluant! En faisant mes valises avant de retourner en Belgique, faute de place, j'étais prête à jeter ce travail un peu raté (col raplapla, etc), mais ma grande amie de cet Erasmus, ma parisienne préférée Raphaëlle, a insisté pour que je ne le jette pas, en proposant de le prendre. 6 mois après, alors qu'elle m'hébergeait chez elle lors d'un week-end à Paris, j'ai vu que non seulement elle lui avait trouvé une place dans ses valises pleines à craquer pour le ramener de Madrid, mais qu'elle l'avait gardé. C'est pour ça que quelques mois plus tard, en clin d’œil à quelqu'un qui a cru en moi,  j'ai appelé le modèle de ce trench (qui cette fois m'appartenait, était plus élaboré, plus réfléchi) : the RAPHAËLLE trench coat.

 

 

 

(Toutes les images sont protégées de droits.)

 

Share on Facebook
Share on Twitter
Please reload